E10 – LES WEBTOONS AU SERVICE DE LA CRÉATIVITÉ DE NOS APPRENANTS

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Pauline Boivin – Université Grenoble Alpes-CUEF – France
(FRANÇAIS)

Connaissez-vous les Webtoons, ces BD numériques qui font fureur chez les jeunes ? Je vous propose de découvrir cette pratique et de l’intégrer dans vos classes. Favorisant la créativité, poussant les apprenants à devenir acteurs de leurs apprentissages, les Webtoons permettent aussi de renouer avec la lecture. Dans le cadre de cet atelier, nous verrons comment mener un projet pédagogique axé sur la création de Webtoons avec sa classe, projet qui s’articule autour de la notion de littératie, qui valorise les pratiques numériques personnelles des apprenants, leur expérience de l’écrit, et les encourage à s’exprimer en tant qu’acteurs sociaux à part entière. Nous nous mettrons nous-même à la place de nos apprenants pour expérimenter cette création à travers différentes activités. La méthodologie sur laquelle nous nous appuierons est celle pensée dans le cadre du projet FELINE (Formation des enseignants à la littératie numérique et à son intégration dans l’enseignement des langues) qui a permis la création d’une dizaine de fiches pédagogiques prêtes à l’emploi pour les enseignants de français langue étrangère.

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Autres ateliers intéressants

  • E01 – PROJET « LE FRANÇAIS PAR LA CHANSON ET LE CHANT CHORAL »

    Pierre Donoré – musicien, chanteur, auteur et compositeur – France (FRANÇAIS)

    L’objectif de ce projet est de faire vivre la langue française à travers les chansons en y impliquant les élèves de FLE. Lors de cet atelier, Pierre présente ce projet : genèse du projet, concept, mise en œuvre, suggestion de calendrier, mise en situation, vertus du chant choral et bénéfices pour les élèves. Puis, exposition d’un cas pratique, mené en Roumanie en 2019 (huit concerts, avec 500 élèves impliqués dans les chorales, et 2.500 spectateurs).

  • D17 – LE QUÉBEC AU FIL DE L’HUMOUR

    Bernard Andrès – Université du Québec à Montréal – Canada (FRANÇAIS)

    Dès la Nouvelle-France, on observe chez les anciens Canadiens un rapport particulier à l’environnement physique et humain de la colonie : s’en distancier par le rire (parodies théâtrales, charivaris, déguisements condamnés par l’Église, etc.). Sous le régime anglais, après 1760, la presse et le théâtre prennent le relais de ces pratiques défiant la censure. Puis, les luttes parlementaires et les Rébellions des années 1830 exacerbent les manifestations de défis de l’autorité, notamment dans la presse satirique. Le Fantasque de Napoléon Aubin, la Lanterne canadienne d’Arthur Buies, les chroniques de Robertine Barry, mais aussi les romans satiriques du tournant du siècle. La guerre de 1914-1918 génère son lot de facéties chez les Poilus canadiens-français. Les revues burlesques introduisent le parler populaire sur les scènes, annonçant le succès du « joual » dans la dramaturgie et le roman québécois des années 1960-1970 (Michel Tremblay, Réjean Ducharme, Marie-Claire Blais, etc.). Le succès des monologuistes Yvan Deschamps et Marc Favreau sera relayé par de nouvelles générations d’humoristes sur les plateaux de TV, sur le Web et dans les festivals de l’humour (« Juste pour rire »), alors que l’École nationale de l’humour institutionnalise la formation dans le domaine, sous la maxime « On ne plaisante pas avec l’humour » (https://youtu.be/akLwmrfdcJM).