E10 – LES WEBTOONS AU SERVICE DE LA CRÉATIVITÉ DE NOS APPRENANTS

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Pauline Boivin – Université Grenoble Alpes-CUEF – France
(FRANÇAIS)

Connaissez-vous les Webtoons, ces BD numériques qui font fureur chez les jeunes ? Je vous propose de découvrir cette pratique et de l’intégrer dans vos classes. Favorisant la créativité, poussant les apprenants à devenir acteurs de leurs apprentissages, les Webtoons permettent aussi de renouer avec la lecture. Dans le cadre de cet atelier, nous verrons comment mener un projet pédagogique axé sur la création de Webtoons avec sa classe, projet qui s’articule autour de la notion de littératie, qui valorise les pratiques numériques personnelles des apprenants, leur expérience de l’écrit, et les encourage à s’exprimer en tant qu’acteurs sociaux à part entière. Nous nous mettrons nous-même à la place de nos apprenants pour expérimenter cette création à travers différentes activités. La méthodologie sur laquelle nous nous appuierons est celle pensée dans le cadre du projet FELINE (Formation des enseignants à la littératie numérique et à son intégration dans l’enseignement des langues) qui a permis la création d’une dizaine de fiches pédagogiques prêtes à l’emploi pour les enseignants de français langue étrangère.

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Autres ateliers intéressants

  • A01 – AMÉLIORER SON ÉCRIT EN AUTONOMIE : LE CONCEPT DE L’INNER FEEDBACK

    Audrey Rousse-Malpat et Chloé Kervio – Rijksuniversiteit Groningen – Pays-Bas (FRANÇAIS)

    Et si vos élèves pouvaient améliorer leurs écrits par eux-mêmes, sans attendre votre retour ? Nous connaissons tous le feedback, peut-être même le feed-up et le feed-forward. Mais David Nicol propose une approche innovante : l’inner feedback. En s’appuyant sur de bons modèles de textes écrits et une grille d’auto-évaluation, les élèves développent leur capacité à repérer et améliorer leurs propres erreurs, favorisant ainsi leur autonomie et leur progression en expression écrite. Dans cet atelier pratique et interactif, vous découvrirez cette méthode et l’expérimenterez en petits groupes. Vous apprendrez à utiliser la grille d’inner feedback pour guider vos élèves dans l’amélioration de leurs textes et les aider à produire une deuxième version plus aboutie. Nous verrons également comment intégrer ChatGPT dans ce processus, non pas comme un simple correcteur, mais comme un partenaire d’apprentissage. Grâce à des consignes bien pensées, vos élèves pourront s’en servir pour générer des modèles, comparer leurs productions et affiner leur regard critique sur leur propre écriture. Repartez avec des activités concrètes et des instructions claires pour mettre en place le Inner Feedback dans vos classes. Un atelier interactif pour des élèves plus autonomes et engagés dans leur apprentissage !

  • D17 – LE QUÉBEC AU FIL DE L’HUMOUR

    Bernard Andrès – Université du Québec à Montréal – Canada (FRANÇAIS)

    Dès la Nouvelle-France, on observe chez les anciens Canadiens un rapport particulier à l’environnement physique et humain de la colonie : s’en distancier par le rire (parodies théâtrales, charivaris, déguisements condamnés par l’Église, etc.). Sous le régime anglais, après 1760, la presse et le théâtre prennent le relais de ces pratiques défiant la censure. Puis, les luttes parlementaires et les Rébellions des années 1830 exacerbent les manifestations de défis de l’autorité, notamment dans la presse satirique. Le Fantasque de Napoléon Aubin, la Lanterne canadienne d’Arthur Buies, les chroniques de Robertine Barry, mais aussi les romans satiriques du tournant du siècle. La guerre de 1914-1918 génère son lot de facéties chez les Poilus canadiens-français. Les revues burlesques introduisent le parler populaire sur les scènes, annonçant le succès du « joual » dans la dramaturgie et le roman québécois des années 1960-1970 (Michel Tremblay, Réjean Ducharme, Marie-Claire Blais, etc.). Le succès des monologuistes Yvan Deschamps et Marc Favreau sera relayé par de nouvelles générations d’humoristes sur les plateaux de TV, sur le Web et dans les festivals de l’humour (« Juste pour rire »), alors que l’École nationale de l’humour institutionnalise la formation dans le domaine, sous la maxime « On ne plaisante pas avec l’humour » (https://youtu.be/akLwmrfdcJM).