C14 – AUTHENTIQUE ? VOUS AVEZ DIT : AUTHENTIQUE ?

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Martine Dubois – EPHEC Éducation, Haute École Francisco Ferrer, Bruxelles – Belgique
(NEDERLANDS)

Quelle que soit l’approche, la didactique du FLE est orientée vers la production, les savoirs et savoir-faire essentiellement linguistiques (Debono, 2013). Si les manuels regorgent d’activités et de documents, force est de constater que ceux-ci sont en fin de compte peu exploités et que les dimensions culturelles ou socioculturelles relèvent davantage de l’anecdotique. Or, mettre l’accent sur la compréhension, l’interprétation des implicites permet d’impliquer davantage les apprenants. Nous verrons quels sont les critères pour bien choisir ces documents et comment inviter l’apprenant à se les approprier.

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Autres ateliers intéressants

  • A04 – LA LANGUE FRANÇAISE ENTRE DÉFIS ET OPPORTUNITÉS

    Manon Clement et Marion Audebaud – NHL Stenden, Leeuwarden – Pays-Bas (FRANÇAIS)

    « Le français, c’est ennuyeux ! » « Ce n’est pas utile. » Ces phrases vous semblent-elles familières ? Vous les avez sans doute déjà entendues. Quels outils sont disponibles pour stimuler leur motivation ? Quelles opportunités la langue française offre-t-elle après l’école ? Grâce à cette approche, l’atelier vous aidera à rendre la langue française plus accessible et à inciter vos élèves à l’exploiter en dehors de la classe.

     

  • D17 – LE QUÉBEC AU FIL DE L’HUMOUR

    Bernard Andrès – Université du Québec à Montréal – Canada (FRANÇAIS)

    Dès la Nouvelle-France, on observe chez les anciens Canadiens un rapport particulier à l’environnement physique et humain de la colonie : s’en distancier par le rire (parodies théâtrales, charivaris, déguisements condamnés par l’Église, etc.). Sous le régime anglais, après 1760, la presse et le théâtre prennent le relais de ces pratiques défiant la censure. Puis, les luttes parlementaires et les Rébellions des années 1830 exacerbent les manifestations de défis de l’autorité, notamment dans la presse satirique. Le Fantasque de Napoléon Aubin, la Lanterne canadienne d’Arthur Buies, les chroniques de Robertine Barry, mais aussi les romans satiriques du tournant du siècle. La guerre de 1914-1918 génère son lot de facéties chez les Poilus canadiens-français. Les revues burlesques introduisent le parler populaire sur les scènes, annonçant le succès du « joual » dans la dramaturgie et le roman québécois des années 1960-1970 (Michel Tremblay, Réjean Ducharme, Marie-Claire Blais, etc.). Le succès des monologuistes Yvan Deschamps et Marc Favreau sera relayé par de nouvelles générations d’humoristes sur les plateaux de TV, sur le Web et dans les festivals de l’humour (« Juste pour rire »), alors que l’École nationale de l’humour institutionnalise la formation dans le domaine, sous la maxime « On ne plaisante pas avec l’humour » (https://youtu.be/akLwmrfdcJM).