C14 – AUTHENTIQUE ? VOUS AVEZ DIT : AUTHENTIQUE ?

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Martine Dubois – EPHEC Éducation, Haute École Francisco Ferrer, Bruxelles – Belgique
(NEDERLANDS)

Quelle que soit l’approche, la didactique du FLE est orientée vers la production, les savoirs et savoir-faire essentiellement linguistiques (Debono, 2013). Si les manuels regorgent d’activités et de documents, force est de constater que ceux-ci sont en fin de compte peu exploités et que les dimensions culturelles ou socioculturelles relèvent davantage de l’anecdotique. Or, mettre l’accent sur la compréhension, l’interprétation des implicites permet d’impliquer davantage les apprenants. Nous verrons quels sont les critères pour bien choisir ces documents et comment inviter l’apprenant à se les approprier.

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Autres ateliers intéressants

  • E06 – ACTIVITÉS D’EXPRESSION ORALE : MAIS AU FAIT, COMMENT VA LA JOCONDE ?

    Michel Boiron – indépendant, expert, consultant pédagogique, Vichy – France (FRANÇAIS)

    À partir de quelques exemples de séquences pédagogiques créatives et récréatives centrées sur l’expression orale, dont la toile de fond sera le tableau de Léonard de Vinci, l’atelier présentera des principes pédagogiques pour animer et dynamiser la classe de français. La Joconde, portrait de Mona Lisa, est un des tableaux les plus célèbres au monde. Il est source d’inspiration de multitudes de caricatures, d’intrigues de films, de romans, de détournements créatifs… Il suscite la convoitise, l’admiration ou la moquerie. Chaque jour, des milliers de touristes se photographient avec Mona Lisa et le tableau a sa place tout aussi bien dans l’actualité littéraire que dans l’actualité des protestations spectaculaires lorsque des militants veulent obtenir une audience internationale. Voilà de quoi offrir une multitude de pistes pour des activités amusantes et utiles en classe de français.

  • D17 – LE QUÉBEC AU FIL DE L’HUMOUR

    Bernard Andrès – Université du Québec à Montréal – Canada (FRANÇAIS)

    Dès la Nouvelle-France, on observe chez les anciens Canadiens un rapport particulier à l’environnement physique et humain de la colonie : s’en distancier par le rire (parodies théâtrales, charivaris, déguisements condamnés par l’Église, etc.). Sous le régime anglais, après 1760, la presse et le théâtre prennent le relais de ces pratiques défiant la censure. Puis, les luttes parlementaires et les Rébellions des années 1830 exacerbent les manifestations de défis de l’autorité, notamment dans la presse satirique. Le Fantasque de Napoléon Aubin, la Lanterne canadienne d’Arthur Buies, les chroniques de Robertine Barry, mais aussi les romans satiriques du tournant du siècle. La guerre de 1914-1918 génère son lot de facéties chez les Poilus canadiens-français. Les revues burlesques introduisent le parler populaire sur les scènes, annonçant le succès du « joual » dans la dramaturgie et le roman québécois des années 1960-1970 (Michel Tremblay, Réjean Ducharme, Marie-Claire Blais, etc.). Le succès des monologuistes Yvan Deschamps et Marc Favreau sera relayé par de nouvelles générations d’humoristes sur les plateaux de TV, sur le Web et dans les festivals de l’humour (« Juste pour rire »), alors que l’École nationale de l’humour institutionnalise la formation dans le domaine, sous la maxime « On ne plaisante pas avec l’humour » (https://youtu.be/akLwmrfdcJM).