Busreis heen en terug – donderdagochtend en vrijdagmiddag
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Bernard Andrès – Université du Québec à Montréal – Canada (FRANÇAIS)
Dès la Nouvelle-France, on observe chez les anciens Canadiens un rapport particulier à l’environnement physique et humain de la colonie : s’en distancier par le rire (parodies théâtrales, charivaris, déguisements condamnés par l’Église, etc.). Sous le régime anglais, après 1760, la presse et le théâtre prennent le relais de ces pratiques défiant la censure. Puis, les luttes parlementaires et les Rébellions des années 1830 exacerbent les manifestations de défis de l’autorité, notamment dans la presse satirique. Le Fantasque de Napoléon Aubin, la Lanterne canadienne d’Arthur Buies, les chroniques de Robertine Barry, mais aussi les romans satiriques du tournant du siècle. La guerre de 1914-1918 génère son lot de facéties chez les Poilus canadiens-français. Les revues burlesques introduisent le parler populaire sur les scènes, annonçant le succès du « joual » dans la dramaturgie et le roman québécois des années 1960-1970 (Michel Tremblay, Réjean Ducharme, Marie-Claire Blais, etc.). Le succès des monologuistes Yvan Deschamps et Marc Favreau sera relayé par de nouvelles générations d’humoristes sur les plateaux de TV, sur le Web et dans les festivals de l’humour (« Juste pour rire »), alors que l’École nationale de l’humour institutionnalise la formation dans le domaine, sous la maxime « On ne plaisante pas avec l’humour » (https://youtu.be/akLwmrfdcJM).
Hoai Anh Tran – Université de Langues et d’Études Internationales / Université Nationale du Vietnam, Hanoi – Vietnam (FRANÇAIS)
Cette recherche s’intéresse à l’adaptabilité du modèle du club La Route des découvertes, mis en place à l’Université de Langues et d’Études Internationales – Université Nationale du Vietnam à Hanoï, dans le contexte néerlandais. Ce club, centré sur le français langue étrangère (FLE) et le tourisme, repose sur une approche communicative et actionnelle qui relie l’apprentissage du français à des projets concrets. Il vise à renforcer la motivation des apprenants et à faciliter leur insertion professionnelle dans un secteur en demande de francophones qualifiés. Alors que le Vietnam connaît un besoin croissant de professionnels du tourisme francophones, les Pays-Bas rencontrent des difficultés : désintérêt des jeunes pour le français, prédominance de l’anglais et vision utilitariste de l’éducation. Dans ce contexte, La Route des découvertes apparaît comme une piste prometteuse pour redonner du sens à l’apprentissage du FLE. La recherche évalue l’impact du club sur la professionnalisation des étudiants vietnamiens, puis analyse sa transférabilité au contexte néerlandais. L’objectif est d’identifier les facteurs clés de réussite et de proposer des recommandations pour une mise en œuvre expérimentale dans les établissements scolaires, en partenariat avec les acteurs du secteur touristique. Ce travail s’inscrit dans une dynamique de relance de l’attractivité du français.
